Le décodage biologique : voix de psychosomatique ?
Le décodage biologique est la dernière née de la médecine psychosomatique. Elle propose de partir à la recherche de l'origine de nos maladies, de nos "mal à dit". C’est à un véritable renversement de notre vision de la santé qu’elle amène, et ré-introduit de façon magistrale la prépondérance du psychisme et du terrain pour le fonctionnement optimal de notre de corps. Il existe d'autres disciplines qui ont comme cible la recherche de l'étiologie (l’origine) de nos maux et malaises : l'étiopathie, la kinésiologie, la micro-kinésithérapie, pour ne citer que celles-là. Mais le bio-décodage propose une méthode d’investigation sans concession et sans masque, intégrant les dernières avancées de la psycho-généalogie.
Pour les thérapeutes en biodécodage, la médecine conventionnelle s'occupe de la partie visible de l'iceberg : elle ne traite que l'infime partie de la réalité, qui est le symptôme, qui est l'atteinte physique et traumatique. Toute la question du pourquoi et du sens est laissé aux patients, éventuellement aux psy. Mais depuis le début des années 80, quelques chercheurs ont réalisé et compilé de nombreuses études, et ont une l'audace de proposer une vision totalement différente de la maladie que celle universitaire. Notamment à travers l'étude des cancers. En 1978, le Dr Hamer, médecin allemand, a vécu un drame pendant ses vacances : il perdit son fils accidentellement. Choc imprévu qui laisse totalement impuissant. Quelques mois plus tard, il développa un cancer des testicules. Jouissant jusque là d'une très bonne santé, il s'est posé la question de savoir si son cancer était en rapport avec la mort accidentelle de son fils. Etant chef de service dans une clinique du cancer à Munich, il décida alors d'analyser de nombreux dossiers de patients et découvrit qu'un choc conflictuel avait toujours précédé l'apparition de la maladie. Cette découverte était tellement contraire aux thèses de la médecine officielle universitaire, que le Dr Hamer fut remercié de la clinique. Mais il continuea ses recherches et publia ensuite ses conclusions, la 'loi d'airain du cancer' qui se formule comme suit : "tous les cancers sont provoqués et déclenchés par des conflits intenses et brutaux vécus dans l'isolement. C'est la nature du conflit qui déterminera la zone du cerveau qui sera touchée par la maladie". Par nature du conflit, il faut comprendre la manière dont le conflit est ressenti.
Un médecin français, le Dr Claude Sabbah s'est depuis attaché à affiner les travaux du Dr Hamer. Depuis une trentaine d’années, il a lu, analysé et synthétisé une bibliographie de plus de 100 000 articles et plus d’un millier d’ouvrage sur l’étiologie pathologique. Il enseigne depuis de nombreuses années la biologie totale des êtres vivants ou il démontre que la maladie est la réponse du cerveau à un choc externe, et s'inscrit dans le cadre d'un programme de "survie de l'espèce", que l'homme a perfectionné au fil de son évolution et gravé dans son cerveau. Le Dr Sabbah s'insurge contre le fait que la médecine officielle continue de considérer la maladie comme une fatalité touchant le corps physique en oubliant que l'homme ne se résume pas à des cellules ou des organes mais qu'il se compose d'une triade indissociable : mental-cerveau-corps. Aussi longtemps que les médecins continueront à ne soigner que le corps, oubliant que l'homme vit aussi des émotions, ils persisteront dans une médecine de symptômes sans jamais comprendre l'origine et le sens des maladies. Si la maladie est un programme biologique de survie déclenché par le cerveau, il est possible d'effacer ce programme en suivant une thérapie en biologie totale. Il faut quelquefois remonter jusqu’à la 4ème génération, et même plus, pour libérer totalement l’origine de certains conflits, ce qui s’effectue à l’aide d’un génosociogramme.
On peut aussi prévenir l’apparition des maladies par la connaissance et l’application de règles de vie si bien décrites par Jean-Jacques Crèvecoeur dans Le langage de la guérison. Beaucoup de frustrations et de stress proviennent du fait que d’une part, rares sont les êtres humains conscients de leur véritable besoins et d’autre part, encore plus rares sont ceux capables de les exprimer de manière adaptée. Par conséquent, nous accumulons des rancoeurs, des ressentiments, nous restons bloqués dans des impasses, sentant bien que quelque chose ne nous convient pas, mais sans savoir comment en sortir. Les choses qui nous arrivent sont souvent inacceptables, mais nous les acceptons quand même, parce que nous ne connaissons même pas les limites de ce que nous sommes prêts à vivre ou pas.
Réapprendre à identifier nos besoins et les limites de ce que nous ne voulons plus, être capable de les formuler à nos interlocuteurs, sans avoir peur des conséquences est une des voie possible pour prévenir et pour guérir les maladies provoquées par les conflits et les frustrations. Une émotion, c’est comme un symptôme. C’est l’indicateur de l’état de satisfaction et d’insatisfaction de nos besoins. Un besoin est frustré ? Nous en serons avertis par une émotion désagréable (colère, tristesse, peur…). Un besoin est satisfait ? C’est une émotion agréable qui nous avertira (joie, plaisir….). Notre éducation nous enseigné la même attitude à l’égard de nos émotions que la médecine à l’égard des symptômes : les nier, les rejeter, les supprimer. En agissant de la sorte, nous nous privons des meilleurs indicateurs mis à notre disposition pour connaître avec certitude ce qui est bon pour nous, et ce qui l’est pas. Et c’est cette ignorance qui nous précipite dans la frustration, puisque n’ayant plus de voyants lumineux sur notre tableau de bord, nous ne sommes même plus avertis qu’un ou plusieurs de nos besoins sont frustrés. C’est là que le cerveau est obligé de prendre le relais, pour inscrire dans la biologie des organes les même renseignements dont nous disposons avec les émotions.
Réapprendre à écouter nos émotions, les reconnaître et les accepter, les remercier même pour le travail de vigilance qu’elles opèrent pour nous est une 1ère étape pour sombrer moins souvent dans des conflits et des stress destructeurs. Si nous arrivons en plus à exprimer nos émotions de manière adaptée, en en prenant toute la responsabilité, sans en rendre les autres responsables, alors très vite, nous pouvons retrouver notre équilibre.
Combien de fois, dans des situations difficiles, tendues, désagréables, nous n’osons pas dire ce que nous avons sur le cœur ? Oser les confrontations, respectueuses mais déterminées, c’est mettre de la clareté en nous, c’est mettre de l’honnêteté entre nous et les autres. Les attitudes fatalistes sont des attitudes de fuite. Il faut au contraire apprendre à regarder la réalité en face, objectivement, sans la juger. Il s’agit aussi de changer son regard sur les évènements, en ne les considérant ni comme bons ni comme mauvais mais plutôt de considérer tout ce qui nous arrive comme des opportunités offertes pour apprendre quelque chose de nouveau. Carl Gustave Jung insistait beaucoup sur ce point. Il n’y a, en effet, pas de guérison si nous ne posons pas d’actes dans le principe de réalité. Souvent, nous restons bloqués dans des conflits ou dans des stress parce que nous n’osons pas poser un acte. Ou pire : parce que nous croyons qu’il suffit d’avoir pris conscience de l’origine de son cancer pour guérir. C’est une erreur, et qui peut être fatale. L’acte est la manière de donner au cerveau l’information de fin de programme conflictuel, sinon l’activation de la maladie ne s’arrêtera jamais.
Beaucoup de patients, en fin de vie, éprouvent le besoin absolu de faire la paix avec ceux avec qui ils avaient connu des ruptures qui s’étaient mal passées. Dès que les affaires non terminées sont bouclées, les patients meurent la nuit même, apaisés et sereins. Pour agir ainsi, nous ne devrions pas attendre la fin de notre vie, en phase terminale d’une maladie longue et douloureuse. Boucler les affaires non terminées permet de maintenir son équilibre et de ne pas créer des sources de stress aussi inutiles que préjudiciables. Réapprendre la vraie dimension du pardon, à commencer par se pardonner à soi-même, pour la souffrance que nous avons accepté de vivre si longtemps avant de lâcher prise, avant d’avoir reconnu et accepté la réalité, etc…
Cela paraîtra peut être surprenant pour certains, mais ce ne sont jamais les autres ni les évènements qui sont responsables de nos chocs, conflits et stress. C’est toujours la manière dont nous avons reçu l’événement, dont nous l’avons perçu, interprété, filtré qui engendrera notre souffrance ou nos plaisir. La maladie n’est pas une fatalité, encore moins un hasard. Il faut la décoder pour en comprendre le sens, puis passer à l’acte et opérer les changements nécessaires dans notre vie afin de rendre la maladie inutile. Jung disait déjà il y a 100 ans : tout ce qui ne parvient pas à la conscience revient sous forme de destin ».
Il va de soi qu’il faut rester très humbles face à ces découvertes et garder comme seul et unique but : les résultats et le bien des patients. Quelques thérapeutes rappelent d'autres part que les polutions et les maladies d'encrassage (accumulations de toxines) préparent aussi le lit des cancers.
Comprendre la cause du disfonctionnement d’un organe passe par l’étude de son utilité physique et biologique, et sa symbolique. J’ai suivi quelques conférences : la vessie et le genou auprès de Béatrice Roucayrol. La vessie est en rapport avec notre capacité à nous dominer et à notre pouvoir sur notre territoire. Elle concerne aussi notre contenance, la manière dont on use de notre masque, de notre apparence et elle gère les trop pleins d'émotions, qui sont à évacuer. Quand au genou, il est en rapport avec notre désaccord intérieur face à une règle qu'on n'accepte plus mais qu'on continu à suivre.
Cf le n°43 de 'Santé pratique' n°26 http://www.soignez-vous.com/
Pour connaître les principaux acteurs et écoles du décodage biologique, cf l'article "les meilleures conférences parisiennes".